29 juin 2006

Volver

A la différence de ses films précédent et à part le début du film qui rappelle un peu l'expressionisme allemand dans l'exposition d'une certaine vulgarité "réaliste", le film est magistralement interprété par des femmes de qualité, qui mérite leur récompense collective...

J'ai aimé la discrète évocation de Don Quichotte, à travers la transcendance de ces moulins à vent du XXième siècle qui continuent à m'émouvoir dans leurs lignes discrètes.

Ce film est étonnant, boulversant, poignant... Un grand cru.

17 mars 2006

De l'ombre à la lumière,

Il y a dans ce film de Ron Howard, une grande finesse de traits. Admirablement interprété par Russel Crowe et Rénée Zwellinger, on notera la fragilité de cette histoire conjugale, malmenée par la grande dépression de 1929. Une grande rage de vivre anime le boxeur déchu, Jimmy Braddock et le pousse à résister, à conserver sa famille unie, à se battre pour ses enfants...

De l'ombre à la lumière est un film d'espérance, parfois violent sur le ring, il est très discret et sensible dans son exécution.

A voir (maintenant en DVD).

12 juin 2005

L'interprète

Au delà d'un excellent film à suspense, je trouve qu'il y a une double interrogation sur la vengeance, cette violence innée en nous et ce qui permet de la dépasser.

Un film de grande qualité.

14 mai 2005

Nos meilleurs années

Ce film de 6 heures qui retrace la vie d'une famille italienne est un témoignage poignant où chaque personnage touche à l'être.

Entre les brigades rouges, la folie, et l'amour, un chemin de vérité...
On aimerait 6 heures de plus...

Titre original : Buongiorno, notte
Avec :Maya Sansa,Luigi Lo Cascio,Roberto Herlitzka,Paolo Briguglia,Piergiorgio Bellocchio,Giovanni Calcagno

Réalisateur :Marco Bellocchio

10 mai 2005

Hôtel Rwanda

En deux jours, la vision de cet excellent film sur le génocide africain et un documentaire, le 18 avril sur le génocide au Cambodge sont autant de coups de massue qui font prendre conscience de la fragilité d'un modèle, d'une idéologie. Comment l'homme moderne peut arriver à ce stade de haine et de violence ?

Cela serait un phénomène isolé, on pourrait trouver des excuses. Mais que le XXème siècle soit autant traversé par ces monstrueuses exterminations interpelle. D'autant que nos sociétés civilisées sont loin d'avoir les mains blanches.

Cela fait remonter en moi, cette autre émission vue sur Arte il y a moins de 15 jours, où l'on notait une correspondance troublante entre la lutte contre les insectes parasites et le nazisme. Le fait que le surnom des tutsis ait été les "cafards" n'est pas une coïncidence. Cela dénote les phénomènes inconscients qui contribuent à la montée d'une haine sourde et dangereuse. Est parasite tout ce qui vient troubler la quiétude de mon univers, envahit le confort de mon pays, ma culture.

Il ne faut pas être devin pour voir ce qu'une simple projection de ce sentiment sur la situation française pourrait générer dans un contexte de paupérisation de la France. Où va nous mener la délocalisation ? Probablement à une haine farouche, progressive envers cet étranger qui foule mon sol et vient prendre ce qui m'était dû, de par ma naissance. La dynamique morbide de l'avantage acquis est loin d'une volonté de partage, d'acceptation de l'autre dans sa différence. Et je ne parle pas de cette charité véritable, celle, bien difficile, qui peut considérer que seul un plus que partage équitable des richesses peut freiner la montée de la violence. L'amour ne cherche pas son intérêt... (1 Co 13)...

Tout cela reste bien complexe et je me garderais d'en tirer des conclusions hâtives. Il faut au moins, à défaut d'agir, ouvrir les yeux et quitter cet aveuglement stérile du français chauvin qui ne voit pas plus loin que son ventre... Quand je pense que l'on peut s'afficher chrétien et voter pour le FN... Belle prise de distance...

09 mai 2005

Locataires

Le nouveau film coréen de Kim Ki-Duk récompensé par un lion d'argent à Venise vaut un détour.

Ce pourrait être un petit éloge du silence conjugal, langage des regards, des gestes qui permettent la lente éclosion d'un amour. Un silence qui remplit l'écran et se détache en contre de la violence verbale.

On est dans un idéal en construction, un très bel ascenseur émotionnel digne des grands amours de la littérature. Il ne faut pas oublier cependant que cette fuite du réel qui permet la naissance du sentiment amoureux n'est que la lente et respectueuse préparation d'un amour, qui devra emprunter ensuite le chemin du dialogue, pour parvenir du rêve à une réalité à construire...

02 mai 2005

Un homme d'exception

L'espoir contre toute espérance d'échapper à son destin, d'accompagner tout homme au delà de la maladie vers une paix intérieure.
Un grand film qui touche au delà d'une description un peu lissée de la schyzophrénie, vers l'indicible de tout homme.
L'amour de sa femme, cette persévérance est magnifique...